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| 01-02-2008 |
Microsoft propose de racheter Yahoo! pour 45 milliards de dollars : notre analyse
Yahoo! fait partie du Top 10.

Pourquoi une telle offre ?
Les dirigeants de Microsoft voient en Internet un point d’inflexion majeur en ce qu’Internet est capable d’offrir n’importe quel logiciel accessible à travers un navigateur Web comme « un service ». Si les entreprises opteront pour un service payant, les consommateurs ont déjà voté : ils sont prêts à accepter de la publicité en ligne, pourtant souvent intrusive, en échange d’un service gratuit. Microsoft se retrouve ainsi dans une position extrêmement délicate, compte tenu de l’activisme de Google qui profite de sa position dominante dans le Moteur de recherche pour attaquer Microsoft.

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, a ainsi récemment rendu public son ambition de réaliser 20% de ses ventes à travers Internet, un objectif tout simplement non atteignable sans une acquisition majeure. En effet, la division Internet de Microsoft, en perte depuis 11 ans, n’a clairement pas la taille critique. Le choix de Yahoo! semble parfaitement logique.

Pourquoi maintenant ?
Les discussions entre les deux sociétés durent depuis plus d’un an. Une offre formelle a déjà été rejetée par le conseil d’administration de Yahoo! Pour autant, le redressement de Yahoo!, évoqué comme alternative, se fait toujours attendre. Or les enjeux stratégiques de Microsoft sont encore plus aigus et le prix de Yahoo! encore plus attractif. A USD 19 le 31 janvier 2008, le prix de Yahoo! est ridiculement bas, notamment en valorisant les 10 USD de participations dans Yahoo ! Japan et dans Alibaba (Chine). Sans ces dernières, on s’aperçoit que Microsoft paye environ 1,8 fois les ventes 2007, un ratio particulièrement attractif.

Peut-on avoir des contre-offres ?
Il nous parait peu probable qu’IBM, Oracle ou HP, absents du secteur Internet, bougent. Il ne resterait donc plus que des acteurs du monde des media, tels que News Corp, Viacom…

Quel scénario ?
Le plus probable est que le conseil d’administration de Yahoo! déclare la proposition, non sollicitée, “inacceptable”, se donnant le temps de négocier en coulisse un prix optimal sensiblement supérieur à l’offre actuelle.

| 14-11-2007 |
Cisco's quarterly results: fuss and reality
Street reactions to Cisco’s quarterly results were pretty steep so it probably is worth spending some time reviewing those results.

What everybody could read on Bloomberg:
"Cisco said a dramatic decline in sales to car and financial companies is curbing growth"
"US companies have squeezed information-technology spending"

What the company said:
Sales grew 17% year on year. US grew 13%. Beating guidance, top and bottom line, setting strong upcoming quarter. This is all the more outstanding as, contrary to many a US company, there is no currency boost here since most of Cisco’s sales are invoiced in USD.

Within the US:
Service Providers grew in the low 20ies.
Commercial grew 20%.
US Enterprise, which includes Government and Federal, grew in the mid single digits. US Enterprise continues to be lumpy (it has been growing in the single digits for now three out of the last four quarters, nothing new). US Enterprise makes up 40% of US sales, which represent half Cisco’s sales. Hence, US Enterprise represent 20% of total sales. In Financial and Automotive in the US, the company saw "pretty dramatic y-o-y- decrease of orders". Financials account for 8% of US Enterprise, that is 8% of 20%, i.e. 1.6% of total sales. Cisco did not give the ratio for automotives.

Our assumption:
"dramatic declines" is indeed worrying but here again, it only applies to the Financial and Automotive sectors of US Enterprise. One should also bear in mind that what Cisco calls "US" only applies to orders from US companies shipped to the US soil. Whenever Goldman Sachs, for instance, places an order for its Eastern European, Latin American or Asian operations, it is reported by Cisco as non-US sale.

If one wants to read through Cisco’s results a confirmation that the US is on the verge of entering recession, then how come are US Commercial growing by 20% ? US Commercial revenues are originated by smaller enterprises, that are much less global than the Fortune 500, hence organisations that are very sensitive to any domestic slowdown in the economy.

Our opinion is that the quote "US companies have squeezed information-technology spending" was put out of context. This was an answer to a question from the JP Morgan analyst who tried to anticipate the timing of US Enterprise spending growth rising again because it would help Cisco go above its 12-16% official growth pace.

The fuss around Cisco may thus have been an easy scapegoat for equity investors to lock their profits as we are now close to the end of the year. Indeed, the investors who bet on US Tech index stocks early this year out-performed by and large their peers and their index. They may likely feel that it's time to lock those profits. And the fact is that the most spectacular falls on Tech stocks were precisely on the very stocks that went up the highest.

As soon as the portfolio management team saw the reaction on stock markets, it quickly trimmed our positions on stocks with strong momentum: Nintendo (already trimmed early November), RIMM (once more !), Google. Positions on Juniper and Foundry, two stocks with strong momentum, were already trimmed earlier.

Stock market jitters also create interesting opportunities the team is working on.

| 21-06-2007 |
Anti-datage de stock-options : tout ce bruit pour rien ?
Le scandale, une affaire purement américaine, démarre début 2006, quand il apparaît que bon nombre de sociétés ont anti-daté les périodes d'attribution de stock-options afin d'avantager les bénéficiaires. Le secteur technologique est de loin le plus touché avec plus de 100 sociétés impactées. Pour ne rien arranger, cette affaire atteint son point culminant à l'été 2006, au moment même où les marchés actions corrigent très fortement. Depuis, les marchés se sont repris mais la prime de risque sur les sociétés touchées est restée. Altera, par exemple, a récemment clos un audit interne, déclenché par la société elle même à titre préventif et qui n’a rien trouvé de significatif. Cette société a pu donc envoyer tous les rapports en retard à la SEC : le cours est en hausse de 14,5% en 2007 (au 20 juin 2007).

Suite à ces révélations, la SEC et le " Department of Justice " décident d'enquêter. Un an après, les premières amendes tombent et, surprise ?, les montants sont très faibles et en tous cas inférieurs à ceux crains par beaucoup d’analystes . Ainsi, l'entité Mercury Interactive de Hewlett-Packard doit payer 28 millions de dollars US, Brocade Communications 7 millions. On est bien loin des pénalités imposées dans les affaires de fraude financière tangible. Pourquoi tant de bruit pour si peu ? Il y a en fait plusieurs raisons à celà.

Ces dossiers sont délicats à instruire sur un plan légal tant il est difficile de prouver qu'il y a eu fraude. En outre, la perte subie par les actionnaires est minime. Rien à voir avec Worldcom, Arthur Andersen ou Parmalat qui ont fait faillite, ni même avec des dossiers récents tels que Fannie Mae qui a été condamné par la SEC à verser une amende de 400 millions de dollars US.

Côté business, les Etats-Unis s'inquiètent du nombre croissant de sociétés qui se cotent en dehors des EU et craignent qu’il finisse par éroder son leadership sur les marchés financiers. Les enjeux économiques sont en effet considérables.

Les bourses de valeurs mobilières, telle le Nasdaq, ont des règles précises et strictes pour les sociétés ne publiant pas leurs comptes à temps. Après un certain délai, il est prévu que la société soit rayée de la cote. En pratique, puisque plus de cent sociétés sont touchées, dont des géants comme Apple, les avertissements se succèdent mais rien ne se produit. Dans notre univers, seules Mercury Interactive (maintenant HP) et Comverse Technology ont été rayées de la cote (" pink sheet "). Il est clair que le Nasdaq ne veut pas se couper un bras en supprimant le chiffre d'affaires trading généré par ces sociétés.

L'aboutissement de l'affaire d'anti-datage des stock-options est conforme à notre scénario d’origine. Il nous avait conduit à garder en portefeuille les sociétés incriminées. Fin 2006, nous écrivions que ce dossier serait de l'histoire ancienne dans les 6 à 12 mois. Malgré une pénurie d'auditeurs, tous mobilisés au même moment, nous sommes confiants que, fin 2007, personne n'évoquera plus ce sujet. Et les auditeurs devront trouver d'autres missions.


| 08-03-2007 |
Le Nasdaq 100 est-il représentatif ?
Sous-ensemble du « Nasdaq Composite », indice large de plus de trois mille sociétés, le Nasdaq 100 regroupe les cent « plus grosses valeurs » de la cote. L’influence du Nasdaq 100 est considérable car l’indice sert de sous-jacent au fameux ETF, le QQQQ.

Nous avons été amené à nous pencher sur les dix premières pondérations du Nasdaq 100 ce qui nous a permis de relever des caractéristiques pour le moins surprenantes.
Dans le tableau ci-dessous, figurent la capitalisation boursière des dix premières valeurs, leur poids dans l’indice ainsi que leur dernier cours de cotation :

(pour voir le tableau, télécharger l'article en entier)


Au 5 mars 2007

Alors que Microsoft est la principale capitalisation boursière du top 10, Apple a le poids le plus important dans cet indice, et Qualcomm talonne Microsoft. Soulignons que la somme des capitalisations boursières d’ Apple et de Qualcomm est au mieux la moitié de celle de Microsoft.

Pourquoi donc alors ces incohérences entre pondération et capitalisation boursière ? L’indice Nasdaq 100, contrairement à l’indice large Nasdaq, est ce qu’on appelle un indice pondéré par les capitalisations boursières modifiées (modified capitalisation weighted). L ‘approche « modifié » n’est pas à confondre avec tout ajustement par rapport au flottant de l’entreprise.

Ainsi la construction de l’indice diverge des trois façons traditionnelles de construire un indice : par le cours de bourse, la capitalisation boursière, ou par répartition égale entre les sociétés.

Le Nasdaq définit la méthodologie comme dixit « intégrant largement les attributs des capitalisations boursières tout en apportant une diversification accrue (enhanced diversification) ».

Les conditions d’éligibilité à l’indice sont connues, mais la méthode de calcul est basée sur un algorithme propriétaire, donc non publié.

Qu’un indice aussi massivement utilisé par les investisseurs soit aussi peu transparent et privilégie de fait certaines valeurs au détriment de toute explication rationnelle nous semble pour le moins discutable. Souhaitons qu’un débat sur la composition du Nasdaq 100 s’instaure.


| 31-08-2006 |
Un mouvement de fusions&acquisitions toujours aussi vif
L’année 2005 avait été remplie sur le front des fusions&acquisitions dans le logiciel avec les rachats de Siebel Systems par Oracle pour 5,8 milliards de dollars et l’acquisition de Veritas par Symantec pour 13,5 milliards de dollars. L’année 2006 semble aussi bien partie. Fin juin, EMC met la main sur RSA Security pour 2,1 milliards de dollars tandis queIBM rachète MRO Software pour 740 millions de dollars. IBM, décidément très en forme, s’offre Filenet pour 1,6 milliards de dollars. Filenet est le concurrent direct de Documentum sur le marché de la gestion documentaire, qui fait maintenant partie du groupe EMC. Le record de l’année est pour l’instant à attribuer à HP Compaq qui se paye Mercury Interactive pour 4,5 milliards de dollars.

Un tel mouvement ne se cantonne en aucune manière au logiciel. Ainsi, dans le secteur des équipements de stockage en réseau, Brocade rachète pour 713 millions de dollars son concurrent de toujours, McData, une activité dont EMC avait décidé de s’en débarrasser en l’introduisant sur le marché.

Le semi-conducteur, longtemps absent du mouvement de consolidation, n’est plus en reste. Ainsi, l’activité semi de Philips est-elle reprise par un groupe de sociétés de capital investissement KKR, Silver Lake Partners et Alpinvest, le tout pour 9,5 milliards de dollars. Pendant ce temps, AMD s’offre le fabricant de cartes graphiques ATI pour 9,8 milliards de dollars.

Tous ces offres d’acquisition comportent une prime substantielle. A ce titre, elles sont bien évidemment accueillies favorablement pars les marchés. Il faut également souligner à quel point elles rééquilibrent le rapport de force acheteurs-vendeurs, ces dernier devant certainement regretter la belle époque où ils pouvaient obtenir ce qu’ils voulaient de leurs fournisseurs.

| 31-07-2006 |
Les asiatiques en passe de dominer le secteur de la sous-traitance
L’organisme de recherche MMI vient de publier son classement annuel des sous-traitants électroniques, que reprend le magazine Electronique International. Les ventes des 13 premiers sous-traitants du palmarès MMI ont progressé de 16,3% en 2005 à 102 milliards de dollars. Les sociétés asiatiques continuent de grignoter des parts de marché d’un secteur qui était, il n’y pas si longtemps, dominé par des acteurs américains tels que Flextronics (résultat de la fusion de l’américain Flextronics avec le singapourien Natsteel Electronics), Sanmina, Solectron ou Celestica. Ces derniers sont tous en décroissance tandis que les acteurs asiatiques affichent des progressions spectaculaires de leurs ventes. Ainsi, les taiwanais Hon Hai Precision, Quanta et Asustek progressent-ils de 75%, 51% et 49% respectivement, sur un an. En 2005, les sociétés taiwanaises trustent 3 places parmi les 5 premiers, 5 parmi les 10 premiers, 12 parmi les 20 premiers. Comment en est-on arrivé là ?

La structure de coûts leur est très favorable grâce à une main d’œuvre chinoise presque inépuisable. Un métier de sous-traitance comporte encore un bon nombre de tâches manuelles qui sont bien évidemment plus économiques en Asie que dans les pays développés où le coût de la main d’œuvre est souvent prohibitif. Les sous-traitants américains ont récupéré beaucoup de capacités lorsque les équipementiers américains et européens (Alcatel, Lucent, Nortel) ont décidé de se débarrasser de leurs usines. Ces usines, quasiment toutes localisées dans les pays développés, acquises en échange d’un engagement d’activité de la part des équipementiers, ont dûes être fermées les unes après les autres car elles étaient non compétitives. C’est ainsi que les asiatiques ont pu creuser l’écart. Il reste qu’un tel mouvement, maintenant achevé, ne suffit pas à expliquer pourquoi les asiatiques continuent leur percée.

Il faut aussi regarder du coté des business models. Les américains se positionnent comme des sous-traitants traditionnels, dits « EMS » (Electronic Manufacturing Services), prenant en charge la fabrication, livraison et réparation des produits pour les intervenants des TIC (Cisco, IBM, Nokia …). Les taiwanais se définissent comme des « ODM » (Original Design Manufacturer). Ils proposent à leurs clients un design qui anticipe les besoins du marché, débouchant sur un produit qu’ils savent pouvoir produire à un coût très compétitif. La valeur ajoutée est supérieure à une simple sous-traitance, aussi efficace soit-elle. A ce jeu, les EMS ont beaucoup de mal à suivre comme le montrent bien les chiffres pré-cités.

Pour résister à des conditions de marché où les marges sont en permanence sous pression et mieux monétiser leur capacité de design, les acteurs taiwanais tentent, avec plus ou moins de succès, de développer leur propre marque. On les appelle alors des « OBM » (Original Business Manufacturers). C’est le cas d’Asustek (cartes mères, PC, portables), Acer (PC), BenQ (mobiles) ou HTC (PDA). Le défi est alors de ne pas se mettre à dos ses clients qui peuvent à juste titre voir leur sous-traitant devenir concurrent.

| 13-07-2006 |
« WiMAX est condamné à rester un marché de niche »
[ ENTRETIEN ]
« WiMAX est condamné à rester un marché de niche »
Coincé entre le Wi-Fi et la 3G, le haut-débit sans fil WiMAX a peu de chances de connaître le succès. C'est, du moins, l'avis de César Zeitouni, gérant de fonds à IT Asset Management.

Pierrick Arlot , Electronique International, le 06/07/2006 à 16h08




Coincé entre le Wi-Fi et la 3G, le haut-débit sans fil WiMAX a peu de chances de connaître le succès. C'est, du moins, l'avis de César Zeitouni, gérant de fonds à IT Asset Management.

Pierrick Arlot , Electronique International, le 06/07/2006 à 16h08

Electronique International : Pour un certain nombre d'industriels et d'analystes, la technologie WiMAX semble vouée au succès. Vous ne partagez pas cette opinion. Pourquoi ?

César Zeitouni : Sur la boucle locale fixe, WiMAX entre en concurrence directe avec l'ADSL, qui couvre plus de 90 % des abonnés dans des pays comme la France et qui affiche des coûts imbattables. Son utilisation apparaît donc limitée aux pays émergents et aux zones non desservies par l'ADSL, ce qui réduit considérablement le marché initialement visé par le WiMAX fixe. Certains analystes en sont d'ailleurs maintenant pleinement conscients.

Pour le WiMAX mobile, le problème est différent. Cette technologie est fortement poussée par Intel, qui a pris en charge à la fois la fabrication des circuits et les travaux de standardisation. Depuis longtemps, l'américain rêve en effet d'entrer sur le marché du mobile, où les moteurs normatifs ont pour noms Nokia, Ericsson et Qualcomm. Intel a toujours échoué jusque-là et compte donc profiter de l'émergence de la 4G pour enfin prendre pied sur le secteur en faisant la promotion du WiMAX mobile.

Mais les opérateurs de réseaux cellulaires qui ont massivement investi dans leurs infrastructures 3G n'ont aucun intérêt à déployer une technologie qui n'a pas encore fait ses preuves sur le terrain... D'autant que Nokia, Ericsson, Qualcomm comptent bien proposer une évolution progressive vers la 4G afin de protéger au maximum leurs investissements ! Qui plus est, il leur faudrait débourser encore 1,2 milliard d'euros pour disposer avec leWiMAX mobile d'une couverture géographique similaire à celle offerte par les réseaux 3G. Et ce, pour un retour sur investissements plus que douteux.

L'approche d'Intel risque donc fort de n'intéresser que des pays émergents ou de nouveaux entrants sur le marché de la mobilité, comme les FAI ou les opérateurs fixes souhaitant élargir leur offre.

Pour ses promoteurs, le WiMAX mobile devrait apporter plus de débit et une meilleure efficacité spectrale...

Du débit pour faire quoi ? En mobilité, la voix représente, à l'heure actuelle, 85 % des usages. Sur ce plan, le WiMAX mobile ne peut pas, aujourd'hui, soutenir la comparaison avec ce qu'offrent les réseaux 3G en matière de qualité de service, de couverture et de mécanismes de transfert intercellulaire. Ce sera peut-être le cas à partir de 2008 mais, d'ici là, les opérateurs 3G auront encore réduit leurs coûts. Quant aux opérateurs de réseaux WiMAX mobile, ils auront dû mal à les concurrencer efficacement et à séduire les abonnés.

Par ailleurs, l'intégration en cours des technologies HSDPA et HSUPA au sein des terminaux et des stations de base 3G va réduire l'avantage du WiMAX mobile dans le domaine de la transmission de données. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de Nokia, d'Ericsson et de Qualcomm de pousser dans ce sens là, et ils ne s'en gênent pas. Ils aident ainsi les opérateurs 3G à contrer le WiMAX mobile.

En fait, le WiMAX mobile va se retrouver coincé entre deux technologies. D'un côté, la 3G et ses évolutions donc, et, de l'autre, le Wi-Fi, dont la montée en puissance est patente et qui constitue désormais une alternative intéressante pour les municipalités souhaitant offrir un accès haut débit sans fil et nomade à leurs administrés. Occuper une position intermédiaire n'est jamais bon. Une telle situation condamne souvent la technologie concernée à un marché de niche.

D'autres menaces pèsent-elles sur le WiMAX mobile ?

L'été dernier, le rachat de Flarion par Qualcomm est un peu passé inaperçu. Or, son incidence va être considérable, car Flarion détient des brevets essentiels sur le procédé OFDM. Fort de son influence, Qualcomm va profiter de cette situation pour faire évoluer progressivement les interfaces radio 3G vers cette technologie. L'américain devrait ainsi continuer, à l'avenir, de percevoir des royalties comme il le fait aujourd'hui avec le CDMA et le W-CDMA, tout en protégeant les opérateurs cellulaires de la rupture technologique que représente le WiMAX mobile. Une telle stratégie ne peut que contribuer à marginaliser encore le WiMAX mobile.

| 05-07-2006 |
Focus sur les IT Asset Management lors du Fund Forum 2006

| 19-04-2006 |
Internet est le futur des technologies de l’information
Un accès généralisé haut débit à Internet a permis l’émergence de nouveaux acteurs Internet. Google, eBay et d’autres, moins connus, préfigurent la façon dont le logiciel sera distribué dans le futur : à la demande, sous forme de service. Ceci tant pour le grand public que pour l’entreprise. Que les vendeurs tirent leur revenu de la publicité, d’abonnements et de commissions sur des transactions n’a au fond que peu d’importance. L’attractivité du modèle économique en ligne est que ce sont les clients, en apportant leur propre information, qui contribuent à enrichir le service. La loi du rendement croissant, bien connu dans le monde du logiciel sur site (plus il y a de clients, plus la valeur du logiciel augmente, plus il y a de clients), s’applique également au monde Internet.

La vague du logiciel sur site a créé des géants tels que Microsoft et SAP. Le défi du Fonds est de trouver les gagnants de demain dans ce monde en perpétuelle évolution. Mentionnons à cet effet Salesforce.com, le pionnier de logiciel marketing en ligne, deuxième meilleure contribution à la performance en 2005 et Citrix Systems, quatrième meilleure contribution sur les six derniers mois. Citrix a su créer une solution de transition pour les entreprises vers le monde de logiciel à la demande.


| 10-04-2006 |
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur nos principes de gestion...
La gestion d'IT Asset Management est à l'honneur dans un ouvrage récent, paru aux éditions Gualino, dans la collection Coté Finances, "Les méthodes de 7 grands gestionnaires pour choisir ses actions" : http://www.eja.fr/lgdj/consultation.php .

7 gestionnaires reconnus y dévoilent leur style de gestion différent, qui a fait leur succès. Pour plus de détails, n'hésitez pas à nous contacter.


| 01-04-2006 |
Changement du gérant du fonds IT Funds Biopharma
Changement de gérant à la tête du IT Funds BioPharma:

En novembre 2003, IT ASSET MANAGEMENT décidait de lancer le fonds ITFunds BioPharma. Notre ambition était et reste de procurer à l’investisseur le même track record solide et consistant, la même qualité de service, les même anticipation et profondeur d’analyse dans les tendances lourdes de l’industrie dont il bénéficie en acquérant des parts des fonds ITFunds Technology Global ou IT Technologies Investissement. L’équipe de gestion initiale, composée de deux gérants de portefeuille chevronnés issus du monde du Private Equity a fait un travail honorable. Ces deux années d’expérience acquises dans l’investissement Biotech nous ont toutefois conduit à estimer que la seule façon de se maintenir durablement dans le peloton de tête des tous meilleurs fonds biotech disponibles internationalement, passait par le recours à une équipe élargie de plusieurs gérants spécialisés, disposant d’une longue expérience réussie dans les titres Biotech côtés.

Après une analyse très approfondie des meilleures équipes de gestion dédiées à la Biotechnologie, IT ASSET MANAGEMENT est heureuse d’annoncer son partenariat avec l’une des toutes meilleures équipes internationales, MEDICAL STRATEGY.
Est une boutique spécialisée, établie à Munich depuis 1992.
Son équipe de gestion allie des gérants seniors aux profils et expériences complémentaires de plusieurs dizaines d’années acquises dans les mondes de la santé et de la finance. Il résulte de cette combinaison une compréhension profonde des développements scientifiques, en particulier de ceux exerçant un impact fort sur les investissements dans l’industrie de la santé. L’équipe se compose des gérants suivants :

*Dr. med. Michael Fischer
Docteur en médecine, plus de 25 années d’expérience dans l’industrie de la Santé.
*Dr. Stefan Meyer
Biologiste, plus de 10 ans d’expérience dans les industries biotech et pharmaceutique.
*Dr. Jörg Blumentrath
Pharmacologiste, plusieurs années d’expérience comme gérant de fonds spécialisé dans la Santé.
*Harald Schwarz
Diplômé d’Economie, plus de 20 années d’expérience acquise comme Manager produits dans l’industrie pharmaceutique.

L’équipe s’appuie en outre sur tout un réseau de consultants externes qui interviennent sur les questions très spécifiques.

| 08-12-2005 |
IT Asset Management "nominée" Boutique Européenne de l'année
- Communiqué de Presse -

IT Funds TECHNOLOGY GLOBAL dépasse les 100 Millions d’Euros d’actif et IT ASSET MANAGEMENT est « nominée » Boutique Européenne de l’année par le magazine britannique Funds Europe


Paris, le 8 décembre 2005.-

Le fonds de droit luxembourgeois IT FUNDS TECHNOLOGY GLOBAL, (« Lipper leader & 4 étoiles S&P- base de données Offshore) dédié aux technologies de l’information dans le monde et autorisé à la vente en Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Monaco, au Royaume-Uni et en Suisse vient, pour la première fois de son histoire, de dépasser les 100 Millions d’Euros d’actifs sous gestion. Le triplement des actifs depuis le début de l’année est le fruit de la confiance des investisseurs européens dont le nombre a plus que doublé au cours de l’année. Les nouveaux actifs proviennent pour les trois quarts de souscriptions et pour un quart de la performance du fonds. Stabilité, méthode et rigueur sont les trois clés du succès de l’équipe d’IT ASSET MANAGEMENT qui a su combiner la spécialisation technologique et l’approche financière au sein de ses équipes. Le track record de plus de 13 ans de l’équipe, est non seulement l’un des plus longs à l’échelle internationale, mais également l’un des plus solides en termes de performances. IT FUNDS TECHNOLOGY GLOBAL offre ainsi un véhicule d’investissement efficace pour les investisseurs désireux de profiter du potentiel de croissance du secteur technologique.

Le mensuel britannique spécialisé, Funds Europe, vient de classer IT ASSET MANAGEMENT parmi les 4 « boutiques européennes de l’année » (Cf article joint). Cette nouvelle distinction souligne la recherche permanente d’excellence et le souci de toujours mieux servir ses clients paneuropéens.

Le niveau significatif des actifs du fonds (105 millions d’Euros) et cette nouvelle distinction contribuent à conférer au fonds une meilleure visibilité en Europe et à asseoir plus solidement son développement dans un contexte par ailleurs plus favorable aux valeurs technologiques. Dans le nouvel environnement de marché, sa taille humaine et son organisation centrée autour du client doivent permettre à IT ASSET MANAGEMENT de porter sereinement IT FUNDS TECHNOLOGY GLOBAL vers le prochain cap des 200 Millions d'Euros en préservant la même qualité de gestion et de service au client.

| 05-10-2005 |
Dialogue en direct de Muriel Faure sur Boursorama
Retour des technos? Muriel Faure vous répond en direct à 17h.
Relisez l'intégrale de la discussion.
| 23-06-2005 |
IT Funds Technology Global : Fonds du mois
Article récent paru chez le gérant allemand Portfolio Concept sur le fonds IT Funds Technolgy Global, "fonds du mois".

http://www.portfolio-concept.de/fonds/fondstipp.html
| 15-06-2005 |
IT Technologies Investissement : 1er sur 91 fonds depuis le début de l‘année dans sa catégorie: + 11.08%*
Standard & Poor’s place IT Technologies Investissement en tête du classement des 91 fonds (catégorie TMT International) avec une performance de +11.08%* depuis le début d’année. Sur cette même période, la moyenne du secteur se situe à +3.67%.
Ce mois de mai a enregistré la plus forte performance du Fonds depuis novembre 2002: +15,3%.

Quant à la sicav IT Funds Technology Global, elle se classe 3e sur 150 sur la base Standard & Poor’s recensant les sicav de droit luxembourgeois.

* Source: Standard & Poor’s catégorie TMT International Base FRANCE au 31/05/2005

| 27-04-2005 |
IT AM : Gérant du mois
Au mois d'avril, IT Technologies Investissement a été sélectionné par Lipper comme le meilleur fonds du mois.

Le fonds du mois est sélectionné en fonction de la performance du fonds sur le mois de référence et de sa régularité dans le temps, confirmée par notre notation Lipper Leaders.

IT Technologies Investissement affiche la meilleure performance mensuelle de sa catégorie (Technologies de l'information) au sein d'un univers de 111 fonds. IT Technologies Investissement présente aussi l'un des meilleurs track record en performances régulières (Lipper Leaders) sur 3 et 5 ans.

Voici le lien de l'interview de Benoit Flamant par la rédaction de Boursorama : http://www.boursorama.com/conseils/focus/focus.phtml?news=2622804

| 11-04-2005 |
Quel futur pour Tysabri ?
Début avril, Biogen et Elan Corporation ont annoncé un troisième cas de leucoencéphalite multifocale progressive (LEMP), maladie rare et souvent fatale d'affection du système nerveux central, diagnostiquée chez un patient soigné avec le Tysabri lors d'essais cliniques dans le cadre du traitement de la maladie de Crohn. Le décès de celui-ci, qui date de décembre 2003, avait d’abord été mis sur le compte d’un astrocytome malin mais la découverte récente de liens possibles entre le Tysabri et la leucoencéphalite multifocale progressive ont fait réévaluer son dossier et confirmé qu’il s’agissait en fait d’un cas de LEMP. Le patient avait reçu 3 doses mensuelles de Tysabri, suivi de 9 doses en placebo puis 5 nouvelles doses de Tysabri.

Avec cette annonce, la probabilité que le Tysabri soit à nouveau autorisé sur le marché devient ténue d’autant plus qu’il s’agissait d’un traitement en monothérapie, ce qui invalide l’hypothèse que les cas de leucoencéphalite multifocale progressive ne survenaient que lorsque le Tysabri était prescrit en conjonction avec l’Avonex. A ce stade, il paraît difficilement envisageable qu’un médecin choisisse le Tysabri sachant que : (a) le Tysabri est directement lié à la leucoencéphalite multifocale progressive, en monothérapie ou bien avec l’Avonex, (b) les malades traités avec le Tysabri ont 133 fois plus de chances d’être affectés qu’une personne non malade, (c) le LEMP est une maladie mortelle et trois patients sont déjà morts.
| 30-03-2005 |
De nouvelles études enrichissent les connaissances actuelles sur la génétique.
Des chercheurs américains lancent un défi aux lois de Mendel sur le patrimoine génétique qui prévalent depuis plus de 150 ans: selon eux, les plantes sélectionnent parfois des parcelles d'ADN plus performantes pour se développer normalement, «corrigeant» ainsi le code génétique avec défauts dont elles ont hérité...

Les conclusions de l'étude menée par des biologistes moléculaires de l'Université Purdue, publiée jeudi dans la revue Nature, défie les lois que l'on croyait définitives depuis l'invention de la génétique moderne au milieu du XIXe siècle. Le moine botaniste autrichien Gregor Mendel, après avoir effectué des expériences sur des petits pois, observa que les caractères physiologiques des plantes, bons ou mauvais, se transmettaient d'une génération à l'autre.

L'expérience de l'Université Purdue a montré qu'Arabidopsis thaliana, une plante sauvage appartenant à la famille de la moutarde et du cresson, pouvait corriger le code génétique défaillant hérité de ses «parents» pour pousser normalement, en reprenant le modèle génétique sans défaut de ses «grands-parents» et de ses autres «ancêtres».

«Cela montre que l'héritage est plus variable que nous ne le pensions», a déclaré Robert Pruitt, responsable de l'étude.

Dix pour cent des plantes étudiées, porteuses du gène mutant dit «hot head» (tête chaude), ne présentaient en effet pas toujours des fleurs déformées comme leurs parents porteurs du même gène, mais fleurissaient normalement, à l'image des générations précédentes.

Cela pose également la question, ajoute Robert Pruitt, de savoir si les humains ont également la possibilité d'éviter des défauts génétiques, ou de les corriger. Mais, selon les chercheurs de Purdue, les protéines responsables de ces changements génétiques seraient différentes chez les animaux, si jamais elles existaient.

Les scientifiques de Purdue n'ont pas trouvé la raison exacte de la correction génétique, mais pensent que les plantes de dernière génération devaient avoir conservé une copie des gènes de leurs «grands-parents».

Cette copie pourrait d'ailleurs être présente chez les «parents», mais ailleurs qu'au niveau de leur ADN,
estiment dans un commentaire de l'étude Detlef Weigel
et Gerds Jurgen, de l'Institut Max Planck de biologie du développement en Allemagne.

Une étude supplémentaire sera conduite pour déterminer
l'emplacement de cette copie, et pour savoir si un gène particulier est encodé pour activer la correction de l'ADN. Ces recherches pourraient être suivies d'études en parallèle portant sur des souris, une première piste pour déterminer si l'homme peut de lui-même guérir de ses défauts génétiques.

| 15-03-2005 |
10 ans après, que pèsent les valeurs Internet en bourse ?
L’internet commercial fête cette années ses 10 ans puisque l’on peut dater son début à 1995, année où Netscape rend disponible son navigateur. Les observateurs considéraient alors qu’Internet avait le potentiel pour être 10 fois plus gros que le PC qui avait tant souri aux marchés financiers. De là à considérer que la création de valeurs serait 10 fois celle du PC, il n’y avait qu’un pas allègrement franchi.

10 ans après, il est vrai que l’impact d’Internet est d’une toute autre ampleur que le PC. Sans Internet, l’iPOD n’existerait pas. Sans Internet, nous ne pourrions pas envoyer de courriels, dialoguer par « chat » avec nos amis, publier ces news sur le Web, bâtir nos propres blogs, … Internet est devenu tellement important pour les sociétés qu’il est aujourd’hui inimaginable de s’en passer.

Et la création de valeurs ? Au 11 mars, les quatre premières sociétés Internet (Ebay, Google, Yahoo!, Amazon.com), valorisées 160 milliards d’USD, pèsent moins d’un quart des 4 premières sociétés IT que sont Microsoft, Intel, IBM et Cisco (capitalisation de 700 milliards d’USD). Bien évidemment, les sociétés Internet sont encore jeunes puisque Microsoft, Intel et Cisco ont plus de 25 ans, IBM étant d’un âge plus avancé. Pour autant, l’écart entre les attentes (une création de valeur 10 fois supérieure) et la réalité (un ratio d’un quart) explique bien l’ampleur de la bulle Internet.

En 1998, au moment où les chiffres d’affaires des sociétés Internet progressaient de façon exponentielle, nous étions, chez IT Asset Management, confrontés à une question stratégique : devions nous lancer un fonds Internet ? Il nous est en fait apparu que nous ne pouvions pas créer un fonds alors que nous étions si sceptiques sur la durabilité et la solidité du business models de ces sociétés. Une décision, rester du côté de l’infrastructure, difficile à expliquer au début mais qui s’est révélée judicieuse plus tard.

Un autre point mérite d’être souligné. Le monde des sociétés Internet est largement dominé par les américains qui ont investi très tôt. Les capitaux risqueurs américains ont certes perdu ou gaspillé beaucoup d’argent mais l’effet Darwin a joué à plein puisqu’ont émergé quelques leaders, et de taille. L’Europe est à la traîne. En France par exemple, les trois premières sociétés cotées (Boursorama, aufeminin.com, LDLC.com), pèsent 650 millions d’euros en bourse, loin devant les 146 milliards d’USD des trois premières américaines. En fait le ratio France vs Etats-Unis est un ridicule 0,6% …
| 14-03-2005 |
Une annonce significative pour Genetech
Lundi 14 mars, le cours de Genetech (DNA) a monté de 25% après l'annonce que les essais cliniques de traitement du cancer du poumon, à base de ECOG Avastin, ont pu être interrompus compte tenu des résultats favorables enregistrés. Un traitement à base de Avastin combiné avec une chimiothérapie ont en effet produit une augmentation significative du taux de survie, la première fois qu'un médicament induit de tels résultats. Le marché du cancer du poumon est potentiellement plus important que celui du cancer du colon, pour lequel Avastin est déjà autorisé. Cette annonce devrait se traduire par des résultats financiers meilleurs que prévus pour la société.

| 04-03-2005 |
La FDA donne le signal d'un mode de décision plus concerté
Vendredi 4 mars - Alors que la FDA (Food and Drug Administration) analyse les données scientifiques provenant d’un essai clinique de survie négatif sur Iressa, thérapie développée par AstraZeneca, cette dernière a demandé au Comité Consultatif de Cancérologie (ODAC) du « gendarme américain de la santé » quelles actions complémentaires lui seraient demandées en ce qui concerne la commercialisation du médicament. La FDA a convoqué cette réunion pour évaluer les avantages et les risques du produit. Les tests d’Iressa, effectués sur 1 692 patients atteints du cancer du poumon (tests communément appelés ISEL), n’ont pas pu montrer l’allongement de la vie qu’Iressa est censé apporter. Cependant, selon AstraZeneca, l’ODAC ne devrait pas être amené à délibérer sur le retrait éventuel d’Iressa du marché. De nombreux analystes considèrent cette réunion comme le reflet d’une politique nouvelle de la FDA consistant à impliquer les différents acteurs de la santé dans le processus de décision. Il est en effet convenu que l’agence fédérale s’entretienne avec les médecins et les patients des résultats des essais cliniques et de la sécurité des médicaments soumis aux tests.

Le 17 décembre dernier, la société a adressé une lettre officielle aux praticiens au sujet des résultats des tests ISEL. Ce courrier recommandait aux prescripteurs d’envisager des thérapies alternatives pour leurs patients (par exemple le médicament Tarceva de OSI Pharmaceuticals). La lettre sera à nouveau publiée, chaque mois, dans 10 revues de cancérologies.

Les spécialistes observeront qu’AstraZeneca a décidé d’analyser le rôle joué par la mutation du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) pour l’efficacité d’Iressa. Au cours des tests ISEL, un véritable allongement de la vie a été constaté statistiquement pour les non-fumeurs et les patients d’origine asiatique. La société collecte actuellement des échantillons de tissu auprès des participants à ce test pour étudier la relation entre la mutation de l’EGFR et la durée de survie. Les conclusions de cette étude seraient disponibles en juin et leurs implications seront grandes pour les sociétés impliquées dans les thérapies associées. Pour expliquer l’hétérogénéité génétique constatée, les explications peuvent être de différents ordres : le dosage, le mode d’administration, ou leur emplacement géographique.

| 15-02-2005 |
Des changements positifs à la FDA
En réaction aux multiples attaques envers son supposé laxisme, l’administration américaine FDA a annoncé le 15 février qu’elle créait un conseil ayant pour mission de superviser la sécurité des médicaments. Cette annonce intervient juste avant une réunion spéciale de 3 jours, organisée pour discuter des risques cardiaques pour les utilisateurs du Vioxx de Merck, maintenant retiré de la vente. Comme nous l’avions expliqué dans notre Lettre de novembre 2004, ces critiques, déclenchées par l’affaire du Vioxx, ont porté sur la manière dont la FDA surveille les risques une fois l’agrément de mise sur le marché délivrée. Le Celebrex et le Bextra de Pfizer, médicaments similaires au Vioxx, ont été aussi mis en cause.

La FDA a déjà un Bureau en charge de la sécurité des médicaments après autorisation de commercialisation, appelé Office of Drug Safety, mais certains avocats doutent de son efficacité. Ce nouveau conseil où siègent des représentants de la FDA et des experts médicaux d’autres agences (telle celle en charge des Vétérants) devra aussi consulter des associations de malades et de consommateurs. Les recommandations de ce conseil, qu’elles concernent des avertissements ou une demande de retrait du marché, devront être approuvées par l’entité de la FDA en charge de l’évaluation des médicaments (FDA's Center for Drug Evaluation and Research).

Par ailleurs, l’administration américaine a proposé une augmentation de 24% du budget 2006 afin de financer la création de ce conseil, qui sera composé de 25 personnes. Cette annonce est souvent perçue comme négative pour l’industrie pharmaceutique bien que certains analystes estiment qu’il s’agit d’une bonne nouvelle, considérant que la FDA prendra ainsi à sa charge ce que l’industrie pharmaceutique devait financer auparavant.

Le nouveau président de la FDA vient également d’être nommé. Il s’agit du Dr Crawford, en poste depuis presque un an et ancien “deputy commissioner” depuis début 2002. Cette nomination intervient à un moment crucial pour la FDA qui doit restaurer sa crédibilité.

| 01-02-2005 |
La croissance de l’industrie pharmaceutique a ralenti en 2004
Selon l’IMS, les ventes de médicaments ont progressé de 8,3% en 2004, la plus faible croissance depuis 9 ans, suite aux rappels du Vioxx de Merck (antalgique) et du Prilosec (ulcère) de AstraZeneca. Les ventes sont ainsi passées de 217,3 à 235,4 milliards de dollar US.

Bon nombre des brevets, qui permettent aux sociétés pharmaceutiques de rentabiliser leurs investissements, expirent entre 2002 et 2007. Le manque à gagner est significatif: 82 milliards de dollars US, soit 20% du marché total.

D’autres facteurs ont pesé sur le marché, une grippe peu rigoureuse, la progression de la quote-part des patients dans le paiement des médicaments ainsi que des craintes accrues quant aux risques afférents aux anti-dépresseurs. Les marchés ont très mal réagi au retrait des ventes du Vioxx. L’indice S&P500 Pharmaceuticals a baissé de 9,5% en 2004 tandis que Merck chutait de 30%.

Pfizer demeure le leader en termes de prescriptions de médicaments aux USA, suivi par GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Merck et AstraZeneca. Amgen, qui affiche la plus forte croissance, conserve sa 8ème place pour la seconde année consécutive. En 2004, la croissance moyenne des sociétés de biotechnologie bénéficiaires a dépassé 25% et l’IMS estime que cette tendance devrait persister en 2005.

L’acquisition d’Aventis par Sanofi-Synthelabo, pour un montant de 63 milliards de dollars US, a propulsé cette dernière à la 7ème place, au détriment d’Eli Lilly. Le Lipitor, pour le traitement du cholestérol, se situe en première place du palmares des meilleures ventes de médicaments selon l’IMS.

Top 10 des sociétés pharmaceutiques, ventes aux USA en 2004 et croissance annuelle
1. Pfizer Inc. 30.7 MM USD, +5%
2. GlaxoSmithKline 18,8 MM USD, +1%
3. Johnson & Johnson 16,2 MM USD, +7%
4. Merck, 15 MM USD, +8%
5. AstraZeneca, 11,3 MM USD, +12%
6. Novartis, 10,2 MM USD, +7%
7. Sanofi-Aventis, 10 MM USD, +3%
9. Bristol-Myers Squibb, 9,2 MM USD, -4%
10. Wyeth 8,2 MM USD, +11%

Top 10 des ventes de médicaments aux USA en 2004, croissance annuelle
1. Lipitor de Pfizer, 7,7 MM USD, +14%
2. Zocor de Merck, 4,6 MM USD, +4%
3. Prevacid de Tap/Abbott, 3,8 MM USD, -5%
4. Nexium d’AstraZeneca, 3,8 MM USD, +23%
5. Procrit de Johnson & Johnson, 3,2 MM USD, -3%
6. Zoloft de Pfizer, 3,1 MM USD, +8%
7. Epogen d’Amgen, 3,0 MM USD, -4%
8. Plavix de Sanofi-Aventis, 3,0 MM USD, +33%
9. Advair Diskus de GlaxoSmithKline, 2,9 MM USD, +26%
10. Zyprexa d’Eli Lilly, 2,8 MM USD, -10%

| 23-12-2004 |
Le retour des acquisitions : un signal positif
L’année 2004 se termine par une rafale d’acquisitions aux Etats-Unis et en Europe. Malgré une forte résistance de la société et en dépit d’une opposition du département anti-trust américain (DOJ), Oracle avale PeopleSoft (et JD Edwards par la même occasion). Le mouvement de consolidation du mobile aux Etats-Unis, entamé avec la fusion Cingular/AT&T Wireless, se poursuit avec Sprint qui acquiert Nextel. Symantec fait une offre sur Veritas Software avec l’intention de devenir le 4ème éditeur mondial de logiciels. Electronic Arts, le géant des logiciels de jeux, lorgne sur Ubisoft. Aux Pays-Bas, la SSII Pink Rocade est convoitée par Getronics et Ordina. Et ce n’est probablement pas fini.

A la sortie d’une crise, il y a toujours des acteurs affaiblis et vulnérables sur le plan boursier, autant de proies potentielles pour des acquéreurs qui se sentent en position de force, dans un marché qui repart. Un processus classique d’assainissement capitalistique qui s’applique pleinement à l’industrie des technologies de l’information.

La bataille réussie d’Oracle contre le Département de la Justice aux Etats-Unis a levé l’obstacle réglementaire, un point bloquant pour réaliser des fusions dans certains secteurs.

Le nombre élevé d’OPA hostiles (Oracle/PeopleSoft, Ordina/Pink Rocade, Electronic Arts/Ubisoft) doit être également souligné. Dans une industrie où la vraie valeur des actifs réside dans les équipes, les OPA inamicales étaient très rares. Or, bon nombre de dirigeants ont des égo surdimensionnés et refusent donc toute idée de rachat. C’est par exemple le management de Lucent qui a bloqué l’offre de rachat d’Alcatel. Maintenant que les OPA hostiles se révèlent possibles, la direction d’une société ne sera plus un obstacle infranchissable.

Pour autant, un tel mouvement de consolidation ne peut se développer que dans des conditions de marchés favorables, c’est à dire avec des investisseurs prêts à prendre ne serait-ce qu’un minimum de risques. De ce point de vue, 2004, année d’aversion extrême au risque, était loin de remplir ces conditions. C’est pourquoi ces annonces de fin d’année nous semblent particulièrement positives. Elles pourraient indiquer une inversion de tendance pour 2005, le retour à une appétence pour la croissance donc la prise de risque. Quand le marché regarde plus favorablement les mouvements de consolidation, ceux-ci s’accélèrent. Le marché est alors dynamisé par des annonces successives d’acquisition. Et la boucle est bouclée.

| 15-12-2004 |
Une crise industrielle à relativiser
Une chute de plus de 80% de l’indice MSCI IT laisse à penser que l’industrie a connu une crise majeure, qu’elle ne sera jamais plus comme avant, qu’une méga consolidation est nécessaire, … Il est donc intéressant de comparer, maintenant que nous avons un certain recul, pour les 10 premières sociétés qui constituent cet indice, les résultats attendus pour 2004 avec ceux de 2000, l’année d’avant la crise. Il s’agit de Canon, Cisco, Dell, HP Compaq, IBM, Intel, Microsoft, Nokia, Oracle, Qualcomm.

Les estimations IBES des résultats 2004 vont clairement à l’encontre des idées reçues puisque le chiffre d’affaires (devise de la société) de l’échantillon devrait progresser en moyenne sur la période de 28%, allant d’une baisse de 6% (Nokia) à une hausse de 53% (Qualcomm), tandis que la profitabilité (résultat d’exploitation moyen) revient aux niveaux de 2000.. La position « net cash » augmente de manière significative, de 133% pour les 8 sociétés américaines, de 300% pour Nokia et Canon. Le ratio Free Cash Flow sur CA passe de 17% à 2000 à 21,5% pour 2004.

Le krach boursier sur les valeurs technologiques n’est donc pas explicable par ce qui s’est passé dans l’industrie. Les causes sont plutôt à chercher du coté des valorisations, qui ont atteint des niveaux absurdes en 2000, et également de la crise de confiance qui a secoué les marchés à la suite des différents scandales financiers. Ces deux facteurs étant derrière nous, de tels chiffres ont tout pour nous permettre de regarder les choses en face et de nous débarrasser de la pensée unique – négative - qui entoure en ce moment le secteur technologique.

| 01-12-2004 |
Internet, nouvelle plate-forme technologique
On pourrait attribuer à IBM la paternité du concept de plate-forme technologique. Avec la série 360 ( mainframes), IBM fût en effet le premier à inventer une architecture technologique, évoluant dans le temps, sur laquelle de nombreux partenaires ajoutent de la valeur, créant ainsi un écosystème qui, en se développant, profite à IBM en premier chef. Depuis, d’autres plate-formes ont été crées, la plus fameuse et la plus réussie étant incontestablement celle de Microsoft avec Windows.

Il est frappant de voir que les nouvelles plate-formes sont localisées dans le monde Internet. Ebay a crée un véritable écosystème dans lequel de multiples partenaires font preuve d’une forte créativité pour personnaliser Ebay et l’adapter aux besoins de communautés spécifiques d’intérêt, au grand profit d’Ebay. Amazon.com utilise la technologie des « Web Services » pour que n’importe qui puisse ouvrir son magasin virtuel chez Amazon.com. Tout le monde est gagnant. Amazon.com gagne de nouveaux clients tandis que le partenaire peut monter une activité de vente à coût quasiment nul. Google propose aux responsables de site Web d’utiliser sa technologie pour bâtir un moteur de recherche qui aidera l’internaute à trouver ce qu’il cherche sur le site ou, à défaut, sur Internet. Google augmente son trafic et sa pénétration tandis que le Web master, plutôt que de développer du logiciel, réutilise un composant logiciel de Google.

Tout comme la tectonique des plaques nous dit que deux plaques en contact génèrent des tremblements de terre, quand des plate-formes technologiques entrent en compétition, la guerre est proche. C’est ainsi que Google a ouvert récemment les hostilités contre Microsoft en mettant à disposition des utilisateurs de PC un outil de recherche qui permet de trouver ce que l’on cherche, sur Internet ou sur le PC. Un sacré pied de nez à Bill Gates dont le mantra est justement « information at your fingertips ». Une guerre entre deux géants dont on n’a pas fini d’entendre parler.

| 15-11-2004 |
2 milliards de cartes à puces vendues en 2004
Le chiffre symbolique des 2 milliards de cartes à puces vendues devrait être franchi cette année. Si les cartes à puce à mémoire telles que les cartes téléphones prépayées stagnent, la forte croissance des cartes à puce à microprocesseur tire maintenant le marché. On trouve ces dernières dans les cartes SIM des téléphones portables mais aussi sur les cartes de fidélité, cartes bancaires, cartes d’identité, cartes de santé (type Vitale), cartes de transport, cartes pour abonnés à la télévision à péage, badges d’accès, … Toutes ces cartes à puce génèrent une forte demande en semi-conducteur mais aussi en lecteurs associés, applications informatiques, réseaux, stockage et services. Un bel exemple de la pénétration des technologies de l’information dans notre vie de tous les jours.
| 10-11-2004 |
Cisco franchit le cap des 2 millions de téléphones IP vendus en rythme annuel
Cette nouvelle traduit bien le fait que le rythme d’adoption de la téléphonie sur IP s’accélère, que cela vienne des entreprises ou des opérateurs télécom. Bien qu’il ne vende que des commutateurs « pur IP », Cisco figure déjà parmi les quatre premiers acteurs du marché des commutateurs d’entreprise (PABX), un marché qui possède pourtant de fortes barrières à l’entrée. Alcatel, Lucent, Nortel et Siemens, qui se partageaient ce marché doivent maintenant « faire de la place » à Cisco qui possède de réelles chances de devenir le numéro 1.
| 01-11-2004 |
« Mass-customisation » dans le monde des terminaux mobiles
Le développement foudroyant de la téléphonie mobile dans le monde du GSM a permis à Nokia d’émerger comme le géant des terminaux mobiles et de frôler les 40% de parts de marché. Le succès de Nokia tient tout autant à une bonne anticipation des besoins du consommateur, le développement d’une marque parmi les plus connues dans le monde qu’à une logistique sans égale qui permet à Nokia de réagir très vite à tout changement dans le marché. De ce point de vue, Nokia n’a pas à rougir face à Dell, modèle que tout le monde rêve d’imiter.

Depuis quelque temps, les opérateurs réagissent face à une situation où Nokia fait la loi. Le Japon servant d’exemple, les opérateurs veulent pouvoir se différencier et le terminal est un élément essentiel d’une telle stratégie. On voit ainsi le marché se segmenter en écosystèmes tels que Vodafone Live !, inspiré des développements de J-Phone au Japon, et de l’iMode, développé par NTT DoComo et repris par Eplus, KPN et Bouygues Telecom. Il n’est plus rare de voir un terminal vendu exclusivement par un opérateur, ce qui aurait été inconcevable il n’y pas longtemps.

Pour autant, les opérateurs ont besoin de partenaires fournisseurs de terminaux suffisamment solides pour financer le développement des terminaux de demain. Le scénario probable est donc l’émergence de fabricants de terminaux leaders, possédant tout à la fois une forte marque, une bonne rentabilité financière pour financer leur R&D et une capacité inégalée pour produire en masse des terminaux spécifiques à un opérateur et/ou un marché. La grande distribution ne fonctionne pas autrement avec ses produits distributeur souvent fabriqués par les ténors de l’agro-alimentaire. Après une période de négation, Nokia semble avoir enfin compris qu’un changement structurel était en cours et s’organise en conséquence. Il possède de bonnes chances de faire partie de ce club fermé. Parmi les autres prétendants, citons Samsung et Motorola. Les petits fabricants locaux tels que Sagem en France, Sendo au Royaume Uni, TCL en Chine, spécialistes de la conception de portables « sur mesure » pour les opérateurs risquent de perdre leur avantage et de ne pas pouvoir résister face à des acteurs mondiaux, disposant de ressources inégalées.

| 15-10-2004 |
Il n’y a plus de “killer applications”. Et pourtant …
Il n’y a pas si longtemps, le marché des lecteurs MP3 paraissait proche de la maturité. C’est alors qu’Apple prend tout le monde par surprise et relance le marché avec l’iPod, le premier lecteur MP3 avec disque dur, élégamment conçu, vendu avec un superbe logiciel de synchronisation ainsi qu’avec la première vraie offre de téléchargement payant de musique. L’iPod est déjà devenu un produit grand public phare puisqu’ Apple en a vendu quelques 5 millions lors de son dernier trimestre fiscal, soit 6 fois plus qu’il y a un an.

Vous pensiez qu’il n’y avait plus de “killer applications”. Et bien peut être est-il temps de reconsidérer ce jugement. Personne n’imaginait qu’on puisse vendre un lecteur MP3 à un prix variant entre 250 et 500 dollars US, ni que des internautes seraient prêts à payer pour télécharger de la musique. Parions que des « killer applications », nous en connaîtrons bien d’autres.

 
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